
Chaque automne la même question revient. Comment alléger sa facture fiscale sans se lancer dans des montages compliqués ? Pour beaucoup de foyers la réponse tient en trois lettres. Le PER permet de réduire ses impôts dès cette année tout en se constituant une épargne pour la retraite.
Le plan d'épargne retraite est une enveloppe dans laquelle vous épargnez librement, quand vous voulez et au rythme que vous voulez. Votre argent est placé comme dans une assurance-vie, sur un fonds en euros sécurisé et sur des supports plus dynamiques qui présentent un risque de perte en capital.
Sa vraie force se joue dès aujourd'hui. Les sommes versées sont retirées de votre revenu imposable. Résultat, votre impôt baisse dès l'année du versement.
Tout dépend de votre tranche d'imposition. Le calcul est simple puisque l'économie correspond au montant versé multiplié par votre taux marginal.
Prenons un contribuable imposé à 30 %. Il verse 5 000 € sur son PER en décembre. L'an prochain son impôt baisse de 1 500 €. Pour 5 000 € mis de côté pour sa retraite, son effort réel n'est donc que de 3 500 €.
La déduction est plafonnée mais le plafond est généreux. En 2026 il correspond à 10 % de vos revenus professionnels de 2025, avec un minimum de 4 710 € et un maximum de 37 680 € pour un salarié. Les indépendants bénéficient d'un plafond plus élevé, jusqu'à 87 135 €.
Bonne nouvelle, votre plafond disponible est indiqué sur votre dernier avis d'imposition. Pas besoin de calculatrice.
Si vous n'avez pas versé sur un PER ces dernières années, vous avez accumulé des plafonds inutilisés. Vous pouvez les rattraper. En 2026 vous pouvez utiliser le plafond de l'année ainsi que ceux non consommés de 2023, 2024 et 2025.
Attention, date limite. Le plafond non utilisé de 2023 sera définitivement perdu le 31 décembre 2026. C'est le moment d'en profiter.
À noter, la loi de finances pour 2026 allonge la durée de report de trois à cinq ans, mais uniquement pour les plafonds créés à partir de 2026. Les plus anciens gardent la règle des trois ans.
Les couples mariés ou pacsés ont un autre atout. Ils peuvent additionner leurs plafonds, ce qui est très pratique quand un seul des deux épargne.
Vous récupérez votre épargne comme vous le souhaitez, en capital, en rente ou un peu des deux. Les sommes déduites à l'entrée sont alors imposées car le PER décale l'impôt plutôt qu'il ne le supprime. Les gains sont eux soumis au prélèvement forfaitaire unique, avec des prélèvements sociaux de 18,6 % depuis 2026.
Tout l'intérêt est là. À la retraite les revenus baissent souvent et la tranche d'imposition avec. On déduit à 30 % ou 41 % pendant sa vie active, puis on est imposé à 11 % ou 30 % à la sortie. La différence, c'est votre gain.
Prenons un contribuable imposé à 41 %. Il verse 10 000 € par an pendant dix ans et économise 41 000 € d'impôt. À la retraite sa tranche est redescendue à 30 %. En étalant ses retraits, la sortie lui coûte environ 30 000 €. Il garde un gain d'environ 11 000 €, sans compter le rendement de son épargne pendant dix ans. Cet exemple est volontairement simplifié et suppose des règles fiscales inchangées.
Oui, dans certaines situations prévues par la loi. C'est le cas pour l'achat de votre résidence principale, mais aussi en cas de coup dur comme le décès du conjoint, l'invalidité, le surendettement, la fin des droits au chômage ou la liquidation de votre entreprise.
Lorsqu'il est souscrit auprès d'un assureur, le PER se transmet aux bénéficiaires que vous avez choisis avec une fiscalité proche de celle de l'assurance-vie. C'est un outil utile pour organiser la transmission de votre patrimoine. Votre conjoint ou partenaire de PACS ne paie rien. Pour les autres bénéficiaires, un abattement de 152 500 € chacun s'applique si le décès survient avant 70 ans. Après 70 ans l'abattement est de 30 500 € à partager.
Petit plus, les sommes déduites ne sont jamais réimposées dans ce cas. L'économie d'impôt réalisée à l'entrée est définitivement acquise.
Il est particulièrement intéressant si vous êtes dans l'une de ces situations.
À l'inverse, il présente peu d'intérêt si vous êtes peu ou pas imposé. N'oubliez pas non plus que depuis 2026 les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles.
Jusqu'au 31 décembre. Mieux vaut toutefois ne pas attendre les derniers jours car l'assureur doit avoir enregistré le versement avant la fin de l'année.
Non. Vous pouvez choisir chaque année de ne pas les déduire. La part de capital correspondante sera alors exonérée d'impôt à la sortie et seuls les gains resteront imposés.
La part placée sur le fonds en euros est sécurisée. Les autres supports offrent un potentiel de rendement plus élevé, avec un risque de perte en capital.
Il peut être transféré sur un PER. C'est souvent l'occasion de profiter de plus de souplesse à la sortie. Cela mérite une analyse au cas par cas.
Le bon versement est celui qui maximise votre économie sans vous faire changer de tranche inutilement. Nos conseillers calculent avec vous votre plafond disponible, vos reliquats et ceux de votre conjoint, puis vous aident à choisir le contrat et la stratégie adaptés dans le cadre d'une approche patrimoniale globale. Basé à Figeac dans le Lot, Auralys Conseil accompagne les particuliers, les dirigeants et les indépendants de tout le sud-ouest.
Envie de faire le point sur votre plafond avant la fin de l'année ? Prenez rendez-vous avec nos conseillers.
Information générale. Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les informations qu’il contient sont à jour à sa date de publication et peuvent évoluer. Pour une analyse adaptée à votre situation, contactez-nous.
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